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MarcM77 - Blog

"Ces feuilles ne seront proprement qu’un informe journal de mes rêveries. Il y sera beaucoup question de moi parce qu’un solitaire qui réfléchit s’occupe nécessairement beaucoup de lui-même."

- êveries du promeneur solitaire (1782), Jean-Jacques Rousseau, éd. Le Livre de Poche, coll. Classiques, 2001

"Nul plus haut enseignement artistique ne me paraît pouvoir être reçu que du cristal. L’oeuvre d’art, au même titre d’ailleurs que tel fragment de la vie humaine considérée dans sa signification la plus grave, me paraît dénuée de valeur si elle ne présente pas la dureté, la rigidité, la régularité, le lustre sur toutes ses faces extérieures, intérieures, du cristal."

- L’Amour fou, André Breton, éd. Gallimard, 1976

"En règle générale, la couleur est donc un moyen d’exercer une influence directe sur l’âme. La couleur est la touche. L’oeil est le marteau. L’âme est le piano aux cordes nombreuses. L’artiste est la main qui, par l’usage convenable de telle ou telle touche, met l’âme humaine en vibration. Il est donc clair que l’harmonie des couleurs doit reposer uniquement sur le principe de l’entrée en contact efficace avec l’âme humaine. Cette base sera définie comme le principe de la nécessité intérieure."

- Du spirituel dans l’art, Vassily Kandinsky, éd. Denoël, coll. folio / essais, 1989, p. 112

"Stupéfiant ! Tout le temps que j’avais devant moi, il est derrière."

- Pense-bêtes, Roland Topor, éd. Le Cherche Midi, coll. Les Pensées, 1992, p. 11

"Mauvais souvenirs, soyez pourtant les bienvenus… vous êtes ma jeunesse lointaine…"

- Citation empruntée à Georges Courteline / Panneau introductif, L’Armée des ombres (1969), écrit par Jean-Pierre Melville

"Marines (chanting): This is my rifle. There are many like it but this one is mine.
My rifle is my best friend. It is my life.
I must master it as I must master my life. Without me, my rifle is useless.
Without my rifle I am useless. I must fire my rifle true.
I must shoot straighter than my enemy, who is trying to kill me. I must shoot him before he shoots me. I will.
Before God I swear this creed: my rifle and myself are defenders of my country, we are the masters of my enemy, we are the saviors of my life.
So be it, until there is no enemy, but peace.
Amen."

- collectifFull Metal Jacket (1987), écrit par Gustav Hasford, Stanley Kubrick

"Il y a, selon moi, naissance de société du fait que chacun de nous, loin de se suffire à lui-même, a au contraire besoin d’un grand nombre de gens."

- La République (IVème siècle av. J.-C.), Platon, éd. Pleiade, 1950, partie II, (369c), p. 914

(Source : fr.wikiquote.org)

"…elle nous pressera sur son coeur ; elle deviendra blanche comme un lys, et elle prendra racine dans la sève du monde tout-puissant. …"

- George Sand/Alfred de Musset, Alfred de Musset à George Sand — Lettre écrite au crayon — Paris, février 1835

"Je n’avais aucune intention de restaurer des ponts entre nous; quand mon père construit un pont, vous pouvez être sûr qu’il y aura un péage au milieu."

- Jesse Kellerman dans Les Visages (The Genius), traduit par Julie Sibony.

(Source : bibliotheca.be)

"L’histoire moderne a montré à maintes reprises que les alliances entre le trône et l’autel ne peuvent que discréditer les deux."

- Hannah Arendt (1906-1975).

"L’univers de la drogue ressemble à une pyramide dont chaque étage grignoterait celui d’en dessous […], et ainsi de suite jusqu’au sommet – ou plutôt : aux sommets, car il existe de nombreuses pyramides de cames qui écrasent des milliers de gens de par le monde, et elles sont toutes fondées sur les principes de base du monopole :

1° Ne jamais rien donner gratis ;

2° Ne jamais donner plus que le strict minimum […],

3° Ne jamais hésiter à tout reprendre si l’occasion se présente."

- Le Festin nu (1959), William Seward Burroughs, Introduction, Témoignage à propos d’une maladie, p. 45 dans éd. Gallimard, Folio SF, 2002

"Après des années à lutter amoureusement contre l’inclination de ses enfants à la paresse mentale, ma mère est enfin parvenue à récolter les fruits de son travail. Petit à petit, non seulement nous avons fini par nous habituer aux noms et aux vers que nous écoutions à contrecœur, mais nous avons même commencé à marquer nos préférences pour tel ou tel, à choisir ceux qui, pour une raison ou pour une autre, rendaient moins ennuyeuses ces séances de lecture qui nous mettaient à la torture."

- Rodrigo Lacerda dans L’Homme qui faisait vieillir.

"…j’ai appris que rien en apparence n’aura changé autour de nous au moment où se fermera la frontière entre le temps d’avant et le temps de la barbarie. Et qu’il nous faut être autant plus vigilants à toute heure pour dire ce qui nous semble bon et ce qui l’est moins."

- Anne-Lise Grobéty dans Le temps des mots à voix basse (2001).

Lu dans... "Lincoln : Le fou de la montagne" de Jouvray

  • Premier : Bon, ben... c'est le moment de goûter ce truc...
  • Second : Ça a l'air costaud...
  • Premier : Euh... Tu devrais peut-être y aller doucement.
  • Second : AAARH... VACHE DE DIOU !
  • Premier : S'il est encore vivant c'est que c'est bon, allons-y...

"C’est que non seulement ses romans sont longs, deux cent cinquante pages au minimum, mais en plus ils sont pleins d’hommes sans scrupules, de femmes qui trahissent leur mari, de personnages jaloux, cruels, etc."

- Rodrigo Lacerda dans L’homme qui faisait vieilir.